27 juin 2015

2015 - Ordinations sacerdotales / Priesterweihen

Notre communauté s'est enrichie ce matin de six nouveaux prêtres, ordonnés à Lindenberg près de Wigratzbad par Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes.

On compte quatre Français, les abbés Joseph de Castelbajac, Louis Le Morvan, Xavier Proust et Côme Rabany, un Colombien : Elvis Ruiz Silva, et un Dominicain : Jean de Léon-Gomez.













L'imposition des mains, matière du sacrement






L'onction des mains


Une vieille tradition française : les mamans des jeunes prêtres délient les mains nouvellement consacrées et gardent pour elles le purificatoire.





Assistés d'un prêtre, les nouveaux ordonnés récitent la messe avec l'évêque

La promesse d'obéissance










L'abbé Rabany bénissant ses parents...

... et son petit frère


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24 juin 2015

2015 - Fin des examens

L'année académique s'achève aujourd'hui avec le dernier examen : la morale pour les théologiens, l'histoire de la philosophie antique pour les séminaristes de philosophie, l'introduction à l'Ecriture sainte pour ceux de première année. 




A midi, grand soupir de soulagement pour les séminaristes... mais pas pour les professeurs, qui doivent encore corriger les copies.

Toute l'attention se tourne maintenant vers les ordinations sacerdotales, qui commenceront samedi à 9h dans l'église paroissiale de Lindenberg. Viendra ensuite notre fête patronale, lundi 29 juin, suivie du départ dans toutes les directions pour les apostolats d'été.

21 juin 2015

2015 - Ordinations sacerdotales au Québec

Evénement historique pour la FSSP au Québec : le 13 juin ont été ordonnés prêtres les abbés Jacques Breton et Alexandre Marchand, dans la chapelle du séminaire de la ville de St-Hyacinthe, des mains de Mgr Terrence Prendergast sj, archevêque d'Ottawa.

Les deux nouveaux prêtres ont été formés à Wigratzbad. L'abbé Hubert Bizard, notre vice-recteur, faisait office de cérémoniaire, assisté par des séminaristes venus spécialement de notre séminaire américain de Denton.

Le diacre était l'abbé Laurent Demets, responsable de notre apostolat de Québec, et le sous-diacre l'abbé Juan Tomas, de notre maison de Montréal. Le prêtre-assistant était l'abbé Deprey, supérieur de notre maison d'Ottawa. 


On voit ainsi que le Canada fait bon accueil à la FSSP, qui s'y développe lentement mais sûrement ! L'an prochain 7 Canadiens seront en formation à Denton, et un Québecois devrait commencer ses études à Wigratzbad.

Plus d'informations sur notre apostolat au Canada : fssp.ca

M. l'abbé Breton
M. l'abbé Marchand



Les autres ordinations à venir cette année :
- 27 juin : ordinations de six prêtres à Lindenberg en Allemagne.
- 4 juillet : ordination d'un prêtre à Linz en Autriche.

17 juin 2015

Séjour de diacres américains

Nous avons la joie comme chaque année de recevoir pour un mois nos confrères diacres du séminaire de Denton, cette fois-ci quatre américains originaires du Texas, du Michigan, du Nebraska et de l'Arkansas. 

Quelques jours après leur arrivée en Europe, et un court séjour à la Maison générale à Fribourg, ils sont arrivés à Wigratzbad, d'où ils ont pu visiter de nombreux sites dans la région, et même participer au pèlerinage organisé à Altötting avec Mgr W. Haas, archevêque de Vaduz (Liechtenstein), entouré de nos prêtres et séminaristes. 






Crédit Photos : Laienvereinigung Pro Missa Tridentina

Ci-dessous la visite du château de Meersburg, dont le donjon remonterait au 7e siècle. Les diacres ont même fait l'aller-retour à Turin pour admirer le Saint Suaire. Tout au long de cette semaine, ils sont en voyage avec l'abbé Gabriel Baumann, qui après quelques cours théoriques sur l'histoire de l'art les guide de Cologne à Salzbourg à la rencontre des chefs-d'oeuvre de la culture européenne.



Devant le "château neuf" du prince-évêque de Constance

9 juin 2015

Une réflexion sur la crise et l'avenir des vocations


Un texte extrait du livre de Jean Mercier, Célibat des prêtres : la discipline de l'Eglise doit-elle changer ?, paru aux éditions DDB en 2014 (pages 334-335) : 


"Il vaut la peine de s'interroger sur la réalité de la pénurie des prêtres. Certes, les prêtres sont à la limite du burn out. Mais ils sont surtout débordés par des tâches organisationnelles et administratives, et non spécifiquement sacerdotales. L'enjeu bien plus vaste est celui d’une phase de mutation des communautés chrétiennes, une phase très périlleuse, car, d'ici une quinzaine d'années, le nombre de prêtres en activité va chuter de manière spectaculaire, pour atteindre environ trois mille en France. Dans certains diocèses ruraux, seuls une dizaine de prêtres feront tourner la boutique, dans des conditions extrêmement acrobatiques, notamment pour leur équilibre ou leur santé physique. La situation est analogue dans de nombreux pays d'Europe.

Beaucoup de chrétiens n'ont pas encore pris la mesure de ce qui va arriver et imaginent que l’Eglise peut continuer à leur offrir une sorte de service public du religieux - qui fonctionne encore dans certains endroits - sans qu’ils aient à s’engager de manière concrète, ni à travers leurs dons financiers, ni en partageant leurs talents. Leur participation à l'eucharistie est trop souvent la variable d'ajustement dans l'emploi du temps du week-end, comme l'est aussi le temps réservé à la prière et à l'étude de la Bible. 

Mais l’Eglise est vouée à se convertir ou à disparaître. Parce qu'il sera sans doute de plus en plus difficile d'être chrétien dans une société dont les options s'éloigneront de l'Evangile, les catholiques seront confrontés à la vérité de leur relation à la personne du Christ, et du soin qu'ils mettent à entretenir cette relation par la prière et la fréquentation des sacrements. Selon cette réalité, leur manière de vivre la foi se rapprochera de l'engagement coûteux et militant des Eglises évangéliques. Ils prendront alors conscience que ce n'est pas au prêtre de venir à eux, de s'adapter à leurs besoins, mais qu'il leur faudra faire un effort. Pour recevoir le corps du Christ, par exemple. Ceci n'est pas facile à accepter car la communion a été banalisée depuis une quarantaine d'années. 

Cette nouvelle donne pourrait générer une nouvelle conscience et une nouvelle confiance parmi les catholiques : celle qu'ils doivent encourager la vocation au sacerdoce parmi leurs fils, dans leurs paroisses et leurs écoles ou universités catholiques. Autrement, rien ne changera. La question de fond est que les parents doivent reprendre confiance dans le fait que le sacerdoce peut être un chemin de bonheur pour leur fils".