22 mai 2017

2017 - Ordinations diaconales

Comme en février pour le sous-diaconat, le séminaire s'est déplacé à Gestratz pour les ordinations diaconales, conférées dans l'église paroissiale par Mgr Wolfgang Haas, archevêque de Vaduz au Lichtenstein. 


La veille, les ordinands ont été incorporés définitivement dans la Fraternité Saint-Pierre, au terme d'une récollection suivie à Sankt-Pelagiberg en Suisse. 






 




La FSSP compte ainsi sept nouveaux diacres : 4 Français (dont deux seront ordonnés prêtres à l'automne), un Brésilien, un Italien et un Polonais. Le huitième ordinand était un religieux d'origine suisse, membre de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, venu de Chémeré-le-Roi en Mayenne pour bénéficier lui aussi de l'ordination. 





Avec cette étape essentielle, la sixième année de formation de nos séminaristes va bientôt s'achever, et l'an prochain les nouveaux diacres seront répartis dans nos apostolats pour s'initier au ministère pastoral. En attendant, nous finirons cette année le 1er juillet, avec les ordinations sacerdotales qui seront conférées dans l'église paroissiale de Lindenberg par Son Eminence le Cardinal Raymond L. Burke, Patron de l'Ordre de Malte.

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13 mai 2017

2017 - Messe pontificale à Fischingen en Suisse

En ce 13 mai 2017, cent ans après la première apparition de Notre Dame à Fatima, le Séminaire a renouvelé ce matin, après la messe solennelle, sa consécration au Coeur immaculé de Marie. 

Dans l'après-midi, l'abbé Bizard et quelques séminaristes se sont rendus en Suisse, à l'abbaye bénédictine de Fischingen dans le canton de Thurgovie, pour participer à la célébration d'une messe pontificale, organisée à l'initiative de l'abbé Martin Ramm, curé de notre paroisse personnelle près de Zürich. 









Le pontife était Mgr Thomas Gullickson, nonce apostolique en Suisse, qui a participé ensuite au repas des fidèles et à la procession du Rosaire dans l'après-midi, puis conclu la journée par une "Maiandacht" (cérémonie traditionnelle au mois de mai, en l'honneur de la très Sainte Vierge Marie). 









"A la fin, mon Coeur immaculé triomphera"
Promesse de Notre Dame aux trois petits enfants de Fatima
MAIS 
"Il faut réciter le chapelet tous les jours".



4 mai 2017

2017 - St Joseph à Fribourg

Le 1er mai, lendemain du dimanche du Bon Pasteur, nous avons fêté Saint Joseph par une messe célébrée par l'abbé Arnaud Evrat dans la Basilique Notre-Dame. 





Enfin nous avons terminé ce beau séjour fribourgeois par un pèlerinage aux sources de notre communauté. C'est en effet à l'abbaye cistercienne d'Hauterive, à quelques kilomètres de Fribourg, que fut fondée la FSSP en 1988. 





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3 mai 2017

2017 - Dimanche du Bon Pasteur à Fribourg

Après deux semaines de vacances, les séminaristes sont de retour au séminaire. Le dernier trimestre ne durera que deux mois, jusqu'aux ordinations sacerdotales du 1er juillet.

Au terme des vacances, le deuxième dimanche après Pâques (dit du "Bon Pasteur") est traditionnellement consacré à la prière pour les vocations. A cette occasion, tandis que les séminaristes germanophones se rendaient à Cologne, les francophones se sont réunis à Fribourg en Suisse (où se trouve la Maison générale de notre communauté), à l'invitation de l'abbé Arnaud Evrat, Secrétaire général de la FSSP et Recteur de la Basilique Notre-Dame dans le centre-ville. 

Le samedi soir, après une messe basse, les séminaristes ont été répartis dans des familles d'accueil, pour le dîner et la nuit. Le dimanche matin, ils étaient tous à la Basilique, pour la messe solennelle célébrée par l'abbé Alban Cras, responsable de la propédeutique. 






Après le grand repas paroissial, c'est guidés par l'abbé Evrat qu'ils ont fait la visite de la ville, en commençant par l'église Saint-Michel, où se trouve la sépulture de St Pierre Canisius. C'est là qu'avant notre arrivée à la Basilique la messe traditionnelle était célébrée. 






La journée s'est achevée par les vêpres solennelles, célébrées par l'abbé Arnaud Renard dans la cathédrale St-Nicolas. 






Puis une raclette bien fraternelle a réuni prêtres et séminaristes à la Maison générale. 


Nous remercions très chaleureusement l'abbé Evrat et les fidèles de Fribourg pour leur magnifique accueil !


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17 avril 2017

2017 - Pâques / Ostern


Cette année, c'est dans la petite église d'Itzlings que nous avons célébré la vigile pascale. 


Beaucoup de séminaristes sont déjà partis, pour aider les prêtres dans nos différents apostolats. Nous les retrouverons pour le troisième trimestre, au terme de vacances bien méritées. Le retour comprendra une étape à Fribourg, où nous sommes invités par l'abbé Evrat pour le dimanche du Bon Pasteur, traditionnellement consacré à la prière pour les vocations (29 avril). A Wigratzbad, les cours reprendront le 2 mai. 






 
 



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14 avril 2017

Vendredi Saint : Le reniement de saint Pierre

Le musée du Louvre présente jusqu'au 22 mai 2017 une exposition consacrée à Valentin de Boulogne, peintre français mort en 1634 à Rome où il passa toute sa carrière. Adepte de la "manière sombre", il est considéré comme le plus doué des disciples du Caravage, qui venait de révolutionner la peinture en l'orientant vers un réalisme parfois abrupt, servi par l'emploi du clair-obscur. 

Peu après son arrivée à Rome vers 1614, Valentin de Boulogne réalise une grande huile sur toile (large de 2,40 m) pour illustrer le reniement de saint Pierre. Elle est conservée habituellement à Florence, à la Fondazione di Studi di Storia dell’Arte Roberto Longhi. 

Sur un fond brun, la scène nous présente, autour d'un bas-relief antique, sept personnages, formant trois groupes. Au centre, deux soldats jouent de l'argent aux dés. Les dés viennent d'être lancés, et n'ont pas encore donné leur résultat. Quel sera le sort ? Habilement, ce suspense renvoie à ce qui passe autour : un événement sur la gauche distrait les deux personnages de droite. Un officier au plumet blanc montre de la main gauche (qui se retrouve au centre du tableau) le vieillard qu'une servante vient d'agripper. Du pouce, son interlocuteur nous renvoie plus discrètement vers la même scène. Le vieillard qui se réchauffait auprès d'un brasero ne semble pas rassuré. Tendu vers l'avant, il semble désireux de quitter le tableau pour échapper à cette femme agressive, flanquée d'un soldat sombre et menaçant. Une fois les dés jetés, les soldats se relèveront-ils pour l'appréhender ? Qu'adviendra-t-il alors de Pierre, et de l'Eglise à travers lui ? Sans St Pierre, le paganisme évoqué par le pesant bas-relief resterait-il seul vainqueur ?


Centrée sur le jeu des soldats, l'organisation de cette oeuvre illustre parfaitement le thème du reniement : St Pierre cherche à fuir, il voudrait s'enfoncer dans la nuit plutôt que de reconnaître qu'il est disciple de Jésus. S'il l'avouait, il reviendrait à la place d'honneur, au centre, en retrouvant son intégrité et sa dignité. Mais son attitude, si contraire à ses grandes promesses de fidélité, lui vaut de sortir du tableau, comme s'il sortait de l'Histoire. 

Le jeu de dés évoque un autre jeu, celui des mains, très réalistes, vivantes, véhémentes, "à l'italienne". Cette vivacité ajoute à l'anxiété de St Pierre, et au trouble qui agite son âme.

Les accessoires ne sont pas anodins. Les deux pièces d'argent posées sur la table renvoient aux trente deniers obtenus par Judas, tandis que nous reverrons les dés au pied de la Croix, quand les soldats (les mêmes ?) se partageront les vêtements de Jésus. L'officier qui désigne Pierre sera peut-être le centurion affirmant à la mort du Christ que "vraiment celui-ci était Fils de Dieu !" (ce que St Pierre n'a pas ici le courage de confesser)... Sa manche rouge peut évoquer le sang généreusement versé par Jésus, ce sang que l'apôtre a si peur de verser lui-même. 
Quant aux braises du feu, elles reviendront plus tard, quand le Christ ressuscité préparera pour ses disciples un repas de poissons, avant que St Pierre ne rachète son triple reniement par une triple protestation d'amour (en Jn 21). 

En ce Vendredi Saint, cette oeuvre originale nous renvoie à nos propres trahisons. Mais le destin de Saint Pierre, né de la grâce du Christ stimulant son repentir, nous encourage à espérer avec confiance.


NB : lu de droite à gauche, ce tableau n'est pas sans rappeler par sa mise en scène un des chefs-d'oeuvre du Caravage, la Vocation de St Matthieu (le mouvement, le nombre des personnages, l'argent, la rapière, la manche rouge...). Avec une différence majeure : à ce moment, St Pierre fait corps avec son Seigneur.